Elle est chez les Zinzins, un îlot de tendresse
Abordé bien souvent par un bateau- tristesse
Qui navigue en tremblant sur des vieux souvenirs
Cherchant avec amour de nouveaux devenirs
Elle erre, elle divague, Elle rêve surtout
Inclinée par le vent comme un radeau debout
Forte comme le chêne et faible comme un saule
Un oiseau vient parfois lui pleurer sur l'épaule
Ses sentiments divers lui sont un catalogue
Qu'elle propose au vent, Émouvant monologue
Où seul sait lui répondre un écho de sa plume
Pour venir caresser le froid de son enclume
Car à cœur lourd il faut de l'espoir à foison
Et beaucoup de soleil, de saison en saison
Elle a du temps présent, la hantise de l'âme
Mais devant un œillet de poète, elle pâme
Guy DELVIG 25 Août 2021